Marche,découverte de la nature,raquettes,randonnées pédestres.
Dimanche 22 novembre 2009 n°2
Musée de la Douane place de la Bourse Bordeaux
Un pont ou une passerelle à durée limitée ou la passerelle de l'artiste japonais Tadashi Kawamata. Sur les quais, une passerelle imaginée comme point central du festival culturel Evento, elle a été construite avec les pins tombés dans la région Aquitaine lors de la tempête Klaus de janvier 2009.
Elle aurait du être détruite après le festival, mais ayant séduit son public, elle joue les prolongations... et devrait normalement passer les fêtes de fin d'année 2009 entre les colonnes rostrales face à la place des Quinconces et la prairie des Girondins. Pour peu que son état le permette elle pourrait encore accueillir d'autres manifestations pour le plaisir des Bordelais et des visiteurs ! Les colonnes rostrales hautes de 21 m, ont été édifiées par Pierre Alexandre Poitevin en 1828.
passerelle à durée limitée de l'artiste japonais Tadashi Kawamata face aux colonnes rostrales
La place des Quinconces a été créée sur dix ans de 1818 à 1828, immense place au cœur de Bordeaux, où trônait jadis le Château Trompette. Depuis la fin du XVIII è siècle, la grande affaire de l'urbanisme bordelais était la destruction de cette forteresse et l'aménagement des immenses terrains qu'elle occupait. En 1816 par ordonnance royale, Louis XVIII remit à la ville la propriété de la forteresse et de ses glacis. La municipalité prit à son compte la démolition et l'aménagement des terrains. On planta alors sur l'esplanade une série d'arbres disposés en quinconces, d'où son nom.
Fontaine des Girondins, place des Quinconces à Bordeaux
C'est en 1881, à l'approche du centenaire de la Révolution, que la ville de Bordeaux émit le vœu d'ériger ce monument aux Girondins et à la République, à la mémoire des Girondins décapités en 1792. Le monument fut construit entre 1894 et 1902. Il forme un ensemble sculptural étonnant. En haut d'une colonne de 50 m de haut, la Liberté brisant ses fers surmonte deux remarquables fontaines en bronze: des chevaux marins toute crinière au vent, cabrés et levant haut leurs sabots palmés, y tirent les chars du Triomphe de la République (côté Grand Théâtre) et celui du Triomphe de la Concorde (côté jardin public). À terre, côté Grand Théâtre, les trois personnages tragiques ne représentent pas les Girondins, mais le Vice, l'Ignorance et le Mensonge...
la colonne de la fontaine des Girondins
À quelques pas, le Grand Théâtre occupe une position centrale dans Bordeaux. Il est situé place de la Comédie, entre la rue Sainte Catherine, le cours du chapeau rouge, le cours de l'Intendance et face aux allées de Tourny. Les travaux débutent en 1773, il faudra 7 ans pour l'édifier. L'inauguration officielle du Grand Théâtre a eu lieu en avril 1780, Athalie tragédie en 5 actes de Racine fut alors la première pièce interprétée. En façade, on peut voir douze colonnes corinthiennes surplombées par douze statues représentant 9 muses et 3 déesses (Vénus, Junon et Minerve).
Le Grand Théâtre
la Porte de la Grosse Cloche
La Porte de la Grosse Cloche est un des rares monuments civils (avec la Porte de Cailhau) que la ville conserve du Moyen Âge. Il s'agit du beffroi de l'ancien Hôtel de Ville, elle figure d'ailleurs sur les armoiries de la ville. Edifiée au XVème siècle sur les restes de l'ancienne Porte Saint Eloy du XIIIème siècle. Composée de deux tours circulaires de 40 m de haut reliées par un bâtiment central. À l'origine il y avait six tours crénelées. La cloche est coulée en 1775 par Turmel et pèse 7800 kg. L'horloge est réalisée en 1759 sur les plans du mathématicien Larroque. La porte jouxte la jolie église Saint Eloi.
La Porte de Cailhau
La Porte Cailhau place du Palais. Elle faisait partie des remparts de la ville. Au Xème siècle, la place du Palais bordait le Palais de l'Ombrière, résidence des ducs de Guyenne. Le futur roi de France, Louis VII y séjourna à l'occasion de son passage à Bordeaux pour son mariage avec Aliénor d'Aquitaine. Au fond de la Place se dresse la Porte Cailhau. Elevée dans un style gothique Renaissance (mâchicoulis toitures aigues de 35 m de haut, lucarnes, lanternes) au XVème, en souvenir de la victoire remportée en 1495 par Charles VIII à Fornoue, elle faisait office d'arc de triomphe et de porte défensive (présence d'une niche à l'effigie du roi).
Fin de la deuxième partie... à suivre...