Marche,découverte de la nature,raquettes,randonnées pédestres.
Mercredi 6 octobre 2010
une journée bien remplie se présente à nous !!
Bitschwiller les Thann, était connue pour la fabrication de locomotives (1836), c'est également là que fut inventé le sifflet à vapeur, « le Dampfpfifla » !! Du riche patrimoine industriel et historique, il ne subsiste que quelques vestiges tant les deux guerres mondiales ont laissé des traces. La route Joffre qui relie Bitschwiller-les-Thann à Masevaux avait été construite en 1915, afin de ravitailler les forces françaises sur la ligne du Front. L'église datant de 1839 est célèbre pour ses orgues Callinet. Il n'est pas possible de situer dans le temps la date de fondation de ce coquet village. Les spécialistes de la toponymie pensent que les localités dont le nom se termine en « willer » seraient d'origine romaine… il ne faut pas négliger qu'une voie romaine traversait la vallée. Pendant des siècles, les lieux étaient certainement occupés que par quelques fermes isolées qui, en se développant, ont abouti à la formation d'un hameau. Vers 792, Charlemagne fit don de la vallée de la Thur à l'abbaye de Murbach, c'est ainsi que la première mention de Bitschwiller-les-Thann se trouve, en 1250, dans les registres des possessions de cette abbaye sous la dénomination de « BUTZWILRE »... La Révolution Française de 1789 désorganise la vie administrative et pour la première fois de son histoire, le village est détaché de la vallée de Saint-Amarin pour être rattaché au canton de Thann, nouvellement constitué. Au début du XIX ème siècle, une importante industrie textile se développe entre Thann et Willer. En 1830, l'entreprise Stehelin-Huber débute la construction de machines à vapeur, et en 1838 elle sera la première en Alsace à fabriquer une locomotive pour les chemins de fer... Le développement de ces industries provoque un appel de main d'œuvre, et la population du village quadruple en quelques décennies...
En 1871, après l'annexion de l'Alsace à l'Empire allemand, l'industrie est en crise et on notera une baisse significative du nombre d'habitants. Début décembre 1944, c'est la libération après de rudes combats sur les pentes du Hundsrück. (sources tirées du site officiel de Bitschwiller-les-Thann très bien présenté et très riche en renseignements).
Bitschwiller-les-Thann, très lié aux noms de lieux qui reviennent très souvent lors de nos sorties, Grumbachkopf (674m), Erzenbachkopf (791m), Baecherkopf (922m) et le Thanner Hübel que nous foulons à maintes reprises en toutes saisons.
Je tourne la page histoire pour vous conter le présent, et pour cause, c'est l'anniversaire de nos guides Claude et Yves, qui, tout au long de l'année, nous font crapahuter par monts et par vaux...
en rivalisant d'ingéniosité à nous faire découvrir des endroits paradisiaques… merci à eux !
Départ à Willer-sur-Thur direction FA d'Ostein, dans la cour de la Société des Arboriculteurs les pommes attendent l'ouverture du pressoir !!
vue sur les pâturages et la ferme d'Ostein
Débouchant sur les pâturages d'Ostein où l'automne s'installe… un petit en-cas avant de grimper au rocher d'Ostein comme promis mercredi dernier. Depuis le belvédère du rocher d'Ostein, curieuse dent rocheuse plantée dans la forêt, le panorama est merveilleux ! Que de couleurs chatoyantes nous entourent... nous ne remercierons jamais assez la nature pour tous les plaisirs qu'elle nous procure, faisons tout notre possible pour que cela dure, dure, dure…
la vue s'ouvre grandiose sur le Haag, le Grand Ballon, la Goldenmatt et le Gerstacker ...
En quelques enjambées, le Camp Turenne (909m)… c'était en 1914 et 1918, une importante étape sur la route du Vieil Armand, un hôpital de campagne, un camp de réserves et l'état-major s'y étaient établis. Oui d'accord mais pourquoi Camp Turenne ? ,… durant la guerre de Dévolution, Turenne né à Sedan en 1611, mort à Sasbach en 1675, Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, dirige l'armée française qui envahi la Flandre et s'empare de plusieurs villes. Durant la guerre de Hollande, battu par les Impérieux de Raimondo Montecuccoli, il est obligé de repasser le Rhin en 1673. Il prend sa revanche en juin 1674, à la bataille de Sinsheim où il empêche la jonction des deux armées ennemies. Un mois plus tard, il ordonne le ravage du Palatinat, il vainc à nouveau les Impériaux en Alsace à la bataille d'Entzheim en octobre 1674 mais se replie sur Saverne et Haguenau, laissant les Allemands prendre leurs quartiers d'hiver en Alsace. Contrairement à tous les usages militaires de l'époque, il n'hésite pas à attaquer en plein hiver, fond sur Belfort le 27 décembre 1674, entre dans Mulhouse le 29. Les Impériaux sont basés à Turckheim. Sa stratégie consiste à surprendre l'ennemi en attaquant par la montagne, il monte sur les hauteurs de la ville de Thann et établit son camp à l'endroit encore dénommé « camp Turenne ». Son armée longe la crête et, arrivé au-dessus du camp adverse le 5 janvier 1675, déboule dans la vallée et prend l'adversaire par surprise, bat les Impériaux à Turckheim et les force à repasser le Rhin. Peu après Turenne est tué par un boulet de canon, lors de la bataille de Sasbach où il se trouve à nouveau face à son vieil adversaire Montecucooli. Son corps repose aux Invalides depuis 1800.
Une citation de Henri, vicomte de Turenne : « tu trembles carcasses, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener !! »
Eh bien nous on sait... où on va ! À l'abri du Rehbrunnel au pied du chêne Wotan ! Faire la fête…
la joyeuse troupe à l'abri du Rehbrunnel
Bravo et merci à Claude et Yves pour ce délicieux repas, il ne manquait rien, même le soleil et le ciel bleu étaient au rendez-vous, félicitations aussi à Alain et un gros bisou à Nathan.
Arbre mythique, symbole de force et de fidélité… le chêne Wotan
Voilà le chêne solitaire
Dont le rocher s'est couronné
Parlez à ce tronc séculaire
Demandez comment il est né...
Lamartine (1790-1869)
De tout temps et dans toutes les civilisations, le chêne vert a été symbole de force, de majesté, de sagesse, de prophétie, de générosité, de puissance, de longévité et de fidélité. À lui seul il représente les quatre éléments de l'alchimie, l'eau qui circule dans sa sève, l'air qui pénètre par ses feuilles, la terre qui nourrit ses racines et le feu qui consume son bois !!
Fini de rêver, le chemin forestier passe devant la fontaine… et descend au col de Grumbach pour rejoindre à Bitschwiller-les-Thann.
Marthe, Claude, Yves, Eliott et les compagnons
vous retrouvent mercredi prochain